Automobile

à retenir
▶ Il est obligatoire de détenir un permis valide pour conduire un véhicule. Après 6 mois, un permis étranger doit être échangé contre un permis québécois.
▶ Le permis de conduire et l’immatriculation sont et payants doivent être renouvelés chaque année. Cela permet au Québec de disposer d’un régime public d’assurance automobile pour les blessures liées aux accidents.
▶ Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire, de même que l’usage d’un siège adapté pour les enfants jusqu’à 9 ans ou 145 cm.
▶ Le respect de la signalisation et des limites de vitesse est strictement encadré. La conduite sous l’emprise d’alcool ou de drogue entraîne des sanctions sévères.
▶ Acheter une voiture demande de prévoir bien plus que le prix d’achat : assurance, entretien, pneus d’hiver, immatriculation, stationnement.
▶ L’hiver québécois impose des contraintes particulières, notamment l’usage saisonnier obligatoire de pneus d’hiver.

Sommaire

Le régime public d'assurance automobile

Au Québec, le Régime public d’assurance automobile protège tous les usagers de la route, qu’il s’agisse du conducteur, de passagers, de cyclistes ou de piétons.

Tout résident du Québec, selon la définition dans le régime, est couvert pour les blessures subies dans un accident d’automobile partout dans le monde, qu’il soit responsable ou non de l’accident.

Une personne qui ne réside pas au Québec (comme un travailleur étranger temporaire) a droit à toute la couverture s’il est réputé résider au Québec parce qu’il est propriétaire, conducteur ou passager d’une automobile immatriculée au Québec lors de l’accident d’automobile au Québec.

En cas d’accident, il est préférable de compléter une demande d’indemnité de la SAAQ afin qu’une décision sur la couverture à laquelle une personne a droit soit rendue. Si l’accident a lieu dans le cadre du travail, il faut faire une demande d’indemnité auprès de la CNESST.

Bon à savoir

La Société de l’assurance automobile du Québec met à disposition des nouveaux arrivants une page d’information dédiée, à visiter ici !

Les frais de permis de conduire et d'immatriculation

Sachez qu’au Québec, le permis de conduire est payant et engendre des frais de renouvellement annuel, le jour de votre anniversaire. Son coût augmente en fonction du nombre de points d’inaptitude inscrits à votre dossier et de la ou les classes de permis détenues et qui correspondent au véhicule que vous conduisez.

Si vous possédez un véhicule, vous devrez aussi payer chaque année le renouvellement de la plaque d’immatriculation. Pour circuler avec le véhicule, en plus de détenir une immatriculation valide, vous devez détenir une assurance responsabilité pour les dommages matériels. Les frais d’immatriculation sont, eux aussi, exigibles chaque année lors du mois de renouvellement correspondant à la première lettre de votre nom de famille.

Pour plus d’information sur les barèmes de coûts exigés par la SAAQ.

Ces frais permettent de financer le Régime public d’assurance automobile, qui protège les usagers de la route. Tout résident du Québec est couvert pour les blessures subies dans un accident d’automobile partout dans le monde, qu’il soit responsable ou non de l’accident.

Ceinture de sécurité et siège auto

Au Québec, le Code de la sécurité routière oblige toute personne à porter la ceinture de sécurité.

De plus, le Code exige que les enfants soient installés dans un siège d’auto adapté à leur poids et à leur taille jusqu’à ce qu’ils mesurent 145 cm ou qu’ils soient âgés de 9 ans.

Respect de la signalisation routière

Le Code de la sécurité routière prévoit des sanctions pour les infractions liées à la vitesse ou à un comportement imprudent.

Les contrevenants s’exposent à différentes sanctions allant de l’amende à payer, aux points d’inaptitude inscrits à leur dossier de conduite ou encore à la suspension du permis de conduire.

Bon à savoir

Au Canada, la vitesse inscrite sur la signalisation routière est en km/h — contrairement aux États-Unis.

Pour toutes les informations sur la signalisation, la SAAQ met à votre disposition un Guide de la route.

Reconnaissance de l'expérience de conduite pour les nouveaux résidents

Les personnes qui souhaitent faire reconnaître l’expérience de conduite acquise hors Québec ou échanger leur permis de conduire canadien ou étranger doivent en faire la demande en remplissant le formulaire Rendez-vous pour faire reconnaître l’expérience de conduite acquise à l’extérieur du Québec.

Pour tous les détails applicables à votre situation, rendez-vous sur le site de la SAAQ.

Alcool ou drogue au volant

Au Québec, le Code criminel canadien et le Code de la sécurité routière s’appliquent.

Diverses mesures et sanctions sont prévues dans ces deux lois en lien avec les infractions criminelles, telles que la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue ou les médicaments, la conduite avec une alcoolémie égale ou supérieure à 80 mg par 100 ml de sang, le refus d’obtempérer (fournir un échantillon d’haleine, par exemple).

Zéro alcool

Il est interdit à tout titulaire de permis de conduire âgé de 21 ans ou moins et à tout titulaire d’un permis d’apprenti conducteur ou d’un permis probatoire qui a consommé de l’alcool de conduire un véhicule routier. Le zéro alcool s’applique également à tous les conducteurs d’autobus, de minibus ou de taxi.

Véhicule lourd et véhicules récréatifs

La limite d’alcoolémie est établie à 50 mg par 100 ml de sang pour tous les conducteurs de véhicule lourd et de véhicule récréatif. Cette limite s’applique également aux véhicules routiers remorquant une caravane ou une tente-caravane si le poids nominal brut totalise 4 500 kg ou plus.

Achat d'une automobile

La mobilité au Québec peut être un enjeu majeur pour certains. Mais l’achat d’une voiture n’est pas toujours nécessaire, selon les services de transport et de location de véhicules qui peuvent exister à proximité.

Il s’agit d’une dépense qui peut sembler au premier abord moins importante que dans certains pays, mais qui s’accompagne au Québec d’une réflexion plus large que celle du seul prix du véhicule. Plusieurs facteurs doivent ainsi être pris en compte dans le choix d’acheter ou non un véhicule.

La rigueur de l'hiver

Pensez que votre auto, quelle qu’elle soit, n’aimera ni la neige ni le sel. Il est fortement conseillé de la soumettre à un traitement antirouille complet chaque été. L’hiver venu, vous allez devoir la déneiger avec soin. Si vous êtes stationné sur la voie publique, vous devrez aussi la déplacer régulièrement pour laisser la ville déneiger la chaussée et les trottoirs, sous peine de la retrouver à la fourrière – ou simplement déplacée dans le quartier, charge à vous de la chercher.

Enfin, l’usage de pneus d’hiver est obligatoire entre le 1er décembre et le 15 mars inclusivement.

Le stationnement

Le stationnement ne pose généralement pas de problème insurmontable. Il peut bien sûr en aller autrement selon l’endroit où vous résidez — et celui où vous vous stationnez. À Montréal, la plupart des arrondissements proposent à l’achat des vignettes de stationnement, mais plusieurs artères sont soumises à des réglementations spéciales auxquelles il s’agit d’être très vigilant (entretien, travaux, nettoyage, etc.).

La multiplication des frais

Une bonne affaire, cette voiture d’occasion récente ? Attention aux frais supplémentaires à prendre en considération. À l’achat d’un véhicule de moins de 10 ans acquis auprès d’une entreprise (type garage), vous devrez payer la TPS et la TVQ (et donc ajouter 15 % à la valeur du prix de vente). S’il est acquis auprès d’un particulier, seulement la TVQ devra être payée à la SAAQ. D’autres coûts comme l’assurance obligatoire, l’immatriculation à chaque année, le changement des pneus été/hiver et leur stockage, l’essence et bien sûr, les réparations et entretiens peuvent saler rapidement la note.

Si vous décidez d’acheter un véhicule d’occasion auprès d’un particulier, n’hésitez pas à demander le maximum d’informations sur l’historique du véhicule.

Bon à savoir

Grâce au numéro d’identification du véhicule (ou vehicle verification number — VIN — en anglais), que vous trouvez au bas du pare-brise, vous pourrez avoir un historique large de l’auto, gratuitement : le nombre de propriétaires et le prix de vente du véhicule, mais aussi si l’auto a connu un dommage important ayant nécessité grosse réparation.

Si vous optez pour un garage/concessionnaire, prospectez et négociez les prix. Sachez qu’un garage n’est pas nécessairement la garantie que le véhicule est en meilleur état, ou qu’il a été révisé avant d’être mis en vente. Le garage est le dépositaire d’une auto qu’il a avant tout pris la peine de nettoyer.

Le carburant

Si les véhicules thermiques sont encore largement majoritaires sur les routes, la hausse persistante du prix de l’essence, notamment, pousse un nombre croissant de personnes à choisir des véhicules électriques.

Le gouvernement met à disposition un localisateur de bornes de recharge publiques.