La reconnaissance des compétences

à retenir
▶ Les diplômes et expériences obtenus à l’étranger ne sont pas automatiquement reconnus au Québec.
▶ Une évaluation comparative des études effectuées hors du Québec peut aider les employeurs à situer votre niveau de formation. Mais elle ne constitue pas une équivalence officielle de diplôme.
▶ La reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) permet d’obtenir un diplôme québécois en faisant valider son expérience.
▶ La reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre (RCMO) permet d’obtenir une attestation ou un certificat professionnel.
▶ Qualifications Québec est la plateforme de référence pour s’informer et être accompagné dans ces démarches.
▶ Des arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM) existent entre le Québec et certains pays, notamment la France.

Sommaire

Un cas d'école…

Beaucoup de personnes immigrantes adultes arrivent au Québec avec un bagage académique et professionnel : diplômes obtenus dans leur pays d’origine, expériences de travail, bénévolat, etc.

Or, la prise en compte, dans leur processus d’immigration, de la renommée de leur établissement d’enseignement, de leur niveau de scolarité et de leur domaine de formation ne constitue pas une garantie d’équivalence ni qu’un diplôme ou une expérience sera reconnu au Québec.

La reconnaissance des compétences est une démarche qui permet à ces personnes de faire reconnaître officiellement leurs connaissances au regard d’un référentiel (le programme de formation, par exemple) et des exigences qui régissent l’exercice d’une profession au Québec ou l’obtention d’un diplôme.

Il existe plusieurs démarches, selon le niveau et l’emploi visés par la personne, en fonction d’un référentiel de compétences tel qu’une norme professionnelle ou encore un programme d’études.

Faire évaluer les diplômes obtenus à l'étranger

L’évaluation comparative des études effectuées hors du Québec est conçue pour aider les employeurs à situer le niveau de scolarité et le domaine de formation des études effectuées hors du Québec. Elle n’a pas, en revanche, valeur de reconnaissance officielle des compétences, et encore moins de diplôme.

Cet outil — un avis d’expert — fournit une description générale des documents scolaires (diplômes et relevés de notes) et des études effectuées dans un système scolaire officiellement reconnu par les autorités compétentes d’un autre pays que le Canada.

L’évaluation comparative indique à quoi peuvent être comparées ces études par rapport au système scolaire québécois et à ses principaux diplômes. Elle n’est habituellement pas exigée dans le cadre d’un retour aux études. Renseignez-vous avant de déposer une demande.

Si vous avez besoin de cette évaluation, il vous faudra envoyer les originaux de vos diplômes et relevés de notes, vous acquitter des frais (141 $ CAN au 1er janvier 2026) et vous référer au site internet pour les délais de traitement au moment de votre dépôt.

Toutes les informations pour obtenir une évaluation comparative, sur le site du MIFI.

Bon à savoir

Il faut distinguer les procédures d’évaluation comparative des diplômes de celle de la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC). Pour savoir comment faire reconnaître vos titres et diplômes d’études internationaux, consultez la plateforme de référence pour l’ensemble du Québec, Qualifications Québec.

La reconnaissance des acquis et des compétences (RAC)

La reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) est un processus qui permet de faire évaluer et reconnaître officiellement des compétences acquises, afin d’obtenir un diplôme reconnu au Québec.

Elle implique de démontrer que l’on maîtrise les compétences décrites par un programme d’études (le référentiel), que ce soit au secondaire, au collégial ou à l’université, dispensé par un établissement d’enseignement désigné.

Il existe deux types de démarches, selon son objectif de travail, ses besoins et son secteur d’activités :

  • La reconnaissance des acquis et compétences (RAC) : cette initiative des ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (ME/MES) vous permet d’obtenir un diplôme d’études de niveau professionnel (secondaire) ou technique (collégial).
  • La reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre (RCMO) : cette initiative du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) vous permet d’obtenir un certificat de qualification ou une attestation de compétences qui confirme que vous maîtrisez les compétences exigées par un métier pour lequel la qualification est volontaire (c’est-à-dire dont l’exercice n’est pas réglementé).

Arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM) — Québec / France

Une entente en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles signée entre la France et le Québec a permis l’émergence d’une procédure commune de reconnaissance visant à faciliter et accélérer l’acquisition d’un permis pour l’exercice d’un métier, d’une profession ou d’une fonction réglementés sur les deux territoires.

Si vous avez obtenu votre diplôme et votre aptitude légale à exercer en France et que vous souhaitez exercer au Québec, consultez le site du MIFI pour connaître la liste des métiers pour lesquels un ARM a été signé, et les démarches à effectuer pour faire reconnaître vos qualifications.

La RAC peut, dans le cadre d’un programme d’études, vous dispenser de suivre les cours pour lesquels l’établissement aura jugé que vous maîtrisez les compétences. Si vous ne maîtrisez pas toutes les compétences, vous devrez compléter la « formation manquante » selon différentes modalités. Renseignez-vous à leur sujet auprès des établissements d’enseignement concernés.

Bon à savoir

Le statut de résident permanent canadien est exigé pour suivre une démarche de RAC. D’autres conditions peuvent être requises.

Une plateforme unique pour la reconnaissance des compétences

Qualifications Québec est le guichet unique en reconnaissance des compétences au Québec. Il donne accès à toute l’information sur les démarches de reconnaissance des compétences, quelle que soit la profession que l’on souhaite exercer.

Ses services, offerts tant aux travailleurs qu’aux employeurs, aux intervenants sociaux et aux agents d’aide à l’emploi, sont universels et gratuits.

L’organisme s’adresse aux personnes qui sont déjà au Québec, mais également aux détenteurs d’un certificat de sélection du Québec (CSQ), d’un certificat d’acceptation du Québec (CAQ), d’un permis de travail ou de tout autre permis ou statut pertinent avant leur arrivée sur le sol québécois.

En fonction de l’expérience, des études, des compétences ou du métier visé, Qualifications Québec :

  • Oriente chaque utilisateur vers les ressources adéquates ;
  • Donne l’ensemble des possibilités de reconnaissance des compétences pour une profession ;
  • Informe sur les options disponibles dans les 17 régions du Québec ;
  • Propose aussi un accompagnement individuel aux personnes intéressées à travailler au Québec, mais aussi aux entreprises qui souhaitent embaucher une personne immigrante.

 

Toutes les informations sont disponibles sur le site de l’organisme.

Financer son retour aux études

Selon votre situation, il est possible que vous puissiez bénéficier d’une aide financière gouvernementale pour votre retour aux études. Renseignez-vous auprès de l’établissement scolaire, mais aussi sur le site de lAide financière aux études.

À savoir aussi, des organismes offrent, sous conditions, des solutions de prêts aux personnes immigrantes et aux nouveaux arrivants. Cela leur permet d’assumer une partie de la charge financière que peut représenter la reprise d’études ou le suivi d’une formation d’appoint nécessaire à l’accès à certains postes. Voir notamment :

 

Notez enfin que le Programme d’aide financière pour la formation d’appoint en reconnaissance des compétences (PAFFARC) du MIFI vise à soutenir les personnes immigrantes participant à des activités d’apprentissage, depuis l’étranger ou au Québec, prescrites par un organisme de réglementation dans le cadre d’une démarche en reconnaissance des compétences.